La transition vers l'enseignement et l'héritage
En 2006, après six ans de règne invaincu, Namsaknoi raccroche les gants. Mais il ne disparaît pas. Il passe de l'autre côté du ring. De combattant à transmetteur.
Sa première grande aventure internationale ? Singapour. Six années passées à l'Evolve MMA, l'un des camps les plus réputés en Asie. Il y devient instructeur pour l'Evolve Fight Team. Et là, il entraîne des noms qui font trembler l'UFC : Rafael dos Anjos, Tarec Saffiedine, Shinya Aoki. Des champions de MMA, venus apprendre le Muay Thai dans sa forme la plus pure, directement des mains d'un maître.
Ce passage à Singapour n'est pas anodin. Il montre que le Muay Thai, bien enseigné, reste un pilier du combat moderne. Que la technique thaïe, même dans un sport mixte, est incontournable. Et que Namsaknoi, malgré sa retraite, reste une référence.
En 2009-2010, il devient coach à Rawai Muay Thai. Puis, en 2016, il fonde son propre club : le Namsaknoi Muay Thai Club, sur l'île de Koh Phangan. Un lieu de rêve, au bord de l'océan, où les pratiquants du monde entier viennent s'entraîner sous sa supervision. Le club fonctionne bien. Mais fin 2017, il choisit de s'éloigner. Pas par échec. Par choix personnel. Par envie de liberté.
Depuis, il n'a pas cessé d'enseigner. Invité dans des stages, des séminaires, il voyage, partage son savoir. Son influence est partout. Sur les réseaux sociaux, des vidéos de ses combats tournent en boucle. Sur Instagram, des extraits de ses entraînements sont partagés. Sur Facebook, ses fans discutent de ses techniques. Et sur Wikipedia, son nom reste gravé dans l'histoire.