La carrière de Semmy Schilt en arts martiaux mixtes (MMA)
Avant d'être une légende du kickboxing, Schilt a combattu en MMA. Et pas n'importe où : au Pancrase, au Pride, et même à l'UFC. Un parcours rare, surtout pour un géant.
Ses débuts, c'est en 1996, au Pancrase. Une promotion japonaise réputée pour ses règles hybrides, entre catch et vrai combat. Là-bas, il impressionne dès son premier combat : victoire par étranglement arrière contre Manabu Yamada, un spécialiste des soumissions.
Ensuite, il affronte Yuki Kondo, un des espoirs du moment. Le combat est serré, mais Kondo l'emporte par décision partagée. Un revers, mais pas un échec. Schilt montre qu'il peut tenir face à des lutteurs de haut niveau.
Puis vient le combat contre Masakatsu Funaki, l'un des fondateurs de Pancrase. Un duel brutal. Funaki le met à terre, tente des clés de bras. Schilt utilise les cordes pour s'échapper. Il montre une capacité de survie impressionnante.
Et en 1998, il bat Minoru Suzuki, une légende vivante. Un KO net par genou au visage. Un moment fort, surtout face à un homme aussi expérimenté.
Mais ce n'est qu'en 1999 qu'il atteint le sommet : il devient Openweight King of Pancrase. Un titre prestigieux, surtout pour un étranger. Il le défend deux fois avant de le laisser vacant, attiré par d'autres horizons.
Ensuite, passage au Pride. Là, il affronte des monstres comme Fedor Emelianenko et Antônio Rodrigo Nogueira. Les deux fois, il perd. Mais surtout, il tient la distance. Il ne se fait pas soumettre facilement. Il montre qu'il peut boxer debout contre les meilleurs.
Enfin, l'UFC. Un seul combat, mais symbolique. Contre Josh Barnett. Un match difficile. Pris au sol, dominé, il tente de se dégager. Mais Barnett verrouille une clé de bras. Tap out. Défaite.
Mais ce n'est pas une honte. C'est même plutôt honorable. Face à un grapheur de ce niveau, à cette époque, beaucoup auraient plié plus vite.
Son bilan MMA : 26 victoires, 14 défaites. Un ratio équilibré, surtout pour quelqu'un qui a fait du kickboxing sa priorité. Et surtout, il a prouvé qu'un spécialiste des frappes pouvait survivre dans l'arène du MMA.